lundi 15 décembre 2008

BLOCUS ET MANIFESTATION MARDI 16 DECEMBRE !

Bravo à tous ceux qui ont participé aux manifestations. Xavier Darcos a annoncé officiellement qu'il reportait sa réforme à dans un an. Nous sommes, en partie, la cause de cette avancée pour les lycéens. Cependant, nous pouvons faire encore mieux : le gouvernement a reculé parce qu'il a compris que les lycéens étaient très mobilisés contre sa réforme : il craignait de devoir faire encore davantage de compromis.
Nous pouvons faire encore mieux et nous imposer dans le débat !
Nous organisons donc un blocus et ensuite une manifestation demain à 7h30 devant le lycée.

L'Union Nationale Lycéenne et la FIDL (les deux principaux syndicats lycéens de France) appellent à continuer la mobilisation Mardi et Jeudi. Ainsi, le gouvernement recule la mise en application de sa réforme à dans un an mais ne la supprime pas : les milliers de postes supprimés sont maintenus et sa réforme est simplement "reportée" et non "annulée". Le budget réservé à l'éducation ne cesse de décroitre : comment peut-on croire que les lycéens français accèderont à la même qualité d'éducation ?

Nous remarquons que la mobilisation lycéenne a permis de faire reculer le gouvernement : nous ne devons pas nous arrêter brutalement, cette petite avancée nous permet de voir que nous avons un réel pouvoir sur la politique gouvernementale ! Nous avons réussi à faire en sorte que le gouvernement reporte sa réforme !

De nombreux lycées sont bloqués demain dans l'ouest de la France, à Paris et dans la Région Parisienne. Nous ne voulons pas que cette réforme soit reportée, mais qu'elle soit retirée. Elle sera ressortie telle qu'elle si la mobilisation faiblit. Et n'oublions pas que les suppressions de postes sont toujours d'actualité. La réforme du primaire et de la maternelle également.

L'ensemble de la politique éducative du gouvernement, qui ne se limite pas à cette réforme qui est reportée va dans le mauvais sens.
La mobilisation de Mardi 16 Novembre a pour revendication la fin de la destruction du service public d'éducation. Nous nous opposons aux éternelles suppressions de postes qui continuent à la rentrée prochaine : le gouvernement confirme la suppression de 13 500 postes à la rentrée 2009 !

L'ensemble de cette politique éducative créera encore d'inégalités entre les lycées aisés et les lycées moins côtés. Les conditions d'éducation vont se dégrader dans les lycées éloignés des villes "riches" et les élèves de ces lycées là seront marginalisés et oubliés. De plus, si ces lycées là s'aggravent : les classes sociales les plus aisés partiront vers d'autres lycées, ce qui créera des lycées "ghettos". Cette situation risque d'arriver à Magnanville !

Il y aurait beaucoup à dire sur la politique gouvernementale et sur le fait qu'une réforme reportée n'est pas annulée. N'hésitez pas à me poser des questions pour mieux comprendre cette politique désastreuse de suppressions de postes et de refonte du système éducatif. Soyez curieux, informez-vous ! Nous devons nous mobiliser !

Rendez vous demain à 7h30 pour bloquer le lycée. Faites passer le message à vos amis.

dimanche 16 novembre 2008

BLOCUS ET MANIFESTATION LE JEUDI 20 NOVEMBRE AU LYCEE SENGHOR

De nombreux syndicats de professeurs, de parents d'élèves et de lycéens appellent à une mobilisation nationale le Jeudi 20 Novembre pour s'opposer à la politique de destruction de l'éducation par le gouvernement.

Après la mascarade de la réunion du samedi 15 novembre où les 600 lycéens réunis des différents lycées de France n'ont pas étés entendus (une réunion à laquelle j'ai participé pour représenter le lycée Senghor) ; nous, lycéens, nous nous devons d'agir avec les professeurs pour faire entendre notre voix. Ce n'est pas en restant passifs, que nous changerons les choses.

Le gouvernement supprimera encore cette année des milliers de postes de profs : peut-on continuer d'assister à la destruction de notre éducation sans agir ? Une classe de notre lycée contient 37 élèves : c'est la conséquence des suppressions de postes ! Le gouvernement tente réellement de faire des économies sur l'éducation en favorisant les plus aisés qui réussiront à avoir des cours en dehors du lycée et en laissant ceux qui ne le peuvent pas dans des classes surchargées et qui le seront encore plus dans les années à venir. A chaque attaque contre un droit fondamental : il y a ceux qui restent passifs de peur d'être "reprimandés" ou d'être "mal vus", et ceux qui se lèvent contre l'inacceptable !

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui pensent que l'éducation est primordiale dans une société démocratique et qui s'opposent à la destruction de l'éducation française à venir avant 8 heures pour bloquer le lycée. Nous serons là vers 7 heures le Jeudi 20 Novembre. Après le blocus, nous irons manifester jusqu'à Mantes la Jolie et ceux qui le souhaiterons iront à Paris avec nous.

Un seul jour de mobilisation sera suivi au lycée : le Jeudi 20 Novembre parce que nous ne voulons pas pénaliser les élèves par de longues semaines de mobilisations, nous nous efforcerons donc de réussir la mobilisation ce Jeudi. Il y aura aussi ce jour, plusieurs profs du lycée en grève, venez donc manifester !

Venez nombreux Jeudi 20 Novembre avant 8 heures et parlez en aux personnes motivés.

mercredi 11 juin 2008

C'est le début de la fin ?

L'année scolaire 2007/2008 se termine...
Il est temps de faire le point sur le mouvement contre les suppressions de postes. Contrairement à ce que certains pensent la mobilisation ne fut pas inutile et inefficace. Le gouvernement a répondu à quelques revendications mais pas en ce qui concerne les suppressions de postes. Nos revendications, plus marginales, ont été écoutées mais notre principale lutte contre les suppressions de postes fut ignorée. Nous devons donc continuer notre mouvement. Bien sur, nous ne formerons plus d'aussi grandes manifestations entièrement lycéennes mais, ces dernières s'inscrivaient dans un mouvement plus grand : un mouvement de protestation contre la dégradation des conditions scolaires dans les collèges et lycées publics en France, et les manifestations contre la politique gouvernementale continueront.

Notre cher ministre de l'éducation affirme que le niveau scolaire des jeunes français est catastrophique par rapport au niveau scolaire des jeunes d'autres pays européens et affirme que ces suppressions de postes seront bonnes pour l'éducation française, car "la qualité est plus importante que la quantité". Bien sur, mais le taux d'encadrement est aussi important que la qualité : Un prof, aussi motivé soit-il, aura toujours plus de mal à faire cours devant une classe de 35 élèves que devant une classe de 25 élèves. L'éducation se dégrade en France, au nom d'une vision purement numérique et éloignée du terrain de l'éducation.

A nous, maintenant, de faire en sorte que ce que le gouvernement nous a promis soit appliqué, en maintenant un rapport de force en notre faveur, et de pas abandonner quand il s'agit de faire valoir le droit à une éducation de qualité.

Bonnes Vacances à tous ! Et Bonne Chance à tous ceux qui passent leur bac.

jeudi 15 mai 2008

Manifestation à Paris réussie !

Ce matin, nous sommes tous sortis du lycée à 10h30 et nous nous réunîmes devant le lycée. Nous étions une vingtaine motivés pour aller manifester aujourd'hui, une journée de grève nationale. Nous sommes donc allés à la Gare de Mantes la Jolie où des lycéens de Saint Ex, Condorcet et Rostand nous ont rejoint. Nous étions avec les autres lycées, une soixantaine à la gare, une partie des élèves de Magnanville sont allés directement à la Gare. Ensuite, nous avons passés l'après-midi à manifester. Les profs, les parents et les lycéens étaient tous présents pour s'opposer à la vision qu'à le gouvernement de l'éducation française. Ainsi, le gouvernement comptait sur un essoufflement du mouvement d'opposition à ses politiques éducatives et s'est aperçut aujourd'hui que tous les acteurs de la vie éducative n'approuvaient pas ses réformes qui oublient la réalité sur le terrain. Dans cette manifestation, de nombreuses personnalités politiques étaient présentes notamment des hommes politiques de gauche comme Arlette Laguillier, Bruno Julliard (ancien président de l'UNEF et socialiste) et Olivier Besancenot (de qui on a reçut un tract).

Nous étions nombreux à Paris, entre 20 000 (selon la police) et 60 000 (selon l'UNL).

mardi 6 mai 2008

Une manifestation ce matin à Mantes et à Paris

Cette journée scolaire débuta par un appel au mégaphone de Mehdi devant le lycée. Plusieurs lycéens souhaitaient organiser une manifestation le jour de "l'anniversaire" de l'élection de Sarkozy. A 10h30, les manifestants sont sortis motivés pour aller manifester. Une cinquantaine de manifestants sont sortis manifester jusqu'à Mantes où ils furent 20 à aller à Paris manifester dans la manifestation organisée à Paris (6000 manifestants). Ainsi, la manifestation fût moins suivie qu'avant les vacances mais elle a réussit à motivé une foule d'élèves motivée.

Au conseil d'administration, nous (les élèves) avons choisis de ne pas boycotter pour représenter au mieux les élèves dans ce dernier CA; quant aux profs, ils avaient tous choisi de boycotter le conseil.
Nous avons discuté des dépenses financières du lycée puis le proviseur nous a présenté les améliorations effectuées dans le lycée (matériel pour les filières professionnelles, nettoyage des toilettes et mise de papier toilettes ect...). 16 000 euros seront investis dans du matériel informatique.

Nous finirons les cours, c'est officiel, le Mardi 10 juin et les 2 et 3 Juin seront banalisés.

lundi 5 mai 2008

Triste anniversaire... Manif à 10h30 !

Demain, c'est l'anniversaire (si l'on peut dire...) de l'élection de Nicolas Sarkozy. Ainsi, Sarkozy mène sa politique ultra-libérale sans se soucier du "peuple" et de ses préoccupations économiques et sociales. Ainsi, un cortège partant du lycée Senghor partira à 10h30 afin d'aller manifester jusqu'à Mantes la Jolie puis jusqu'à Paris dans une grande manifestation de contestation de la politique d'éducation du gouvernement. Le lycée ne sera bloqué et tout le monde va en cours de 8h30 à 10h30. Nous ne savons pas encore si le mouvement sera suivi, beaucoup craignent une baisse de la mobilisation en raison du bac qui arrive prochainement pour les terminales et les premières et de la faible mobilisation des secondes; d'autres souhaitent que la mobilisation continue pour montrer au gouvernement que la mobilisation des jeunes est fondée et motivée.
Le conseil d'administration se déroulera le soir à 18h00. Nous évoquerons le problème des absences.

mardi 22 avril 2008

Faut-il un nouveau Mai 68 ?

C'est un des slogans que l'on a pu lire sur une des nombreuses banderoles présentes aux manifestations. Ce slogan fût largement repris dans les médias. Il faut dire que l'on va bientôt "célébrer" les 40 ans de l'évènement dont notre président souhaitait "liquider
l'héritage" : un moyen, comme le dit Libération, de "chatouiller la France la plus conservatrice et réactionnaire" en ayant recours à des discours passéistes qui insinuent que l'on devrait retourner à la société pré-68, plus conservatrice.

Pour en revenir à la situation actuelle, la question que pose la banderole est intéressante et pose une vraie question. Le mouvement des lycéens de ces dernières années est-il comparable au mouvement étudiant de Mai 68? La réponse est clairement non. Les deux mouvements sont très différents : celui de Mai 68 réclamait un changement radical et profond de la société alors que le "notre" souhaite simplement conserver les acquis du passé. Les manifestations contre les suppressions de postes arrivent dans la nouvelle ère des protestations lycéennes : alors que nos ainés réclamaient de nouveaux droits et combattaient pour changer la société, nous souhaitons simplement conserver nos droits !
Deux mouvements de contestations mais avec des ampleurs et des conséquences différentes. Il ne nous reste plus qu'à nous battre pour que les luttes précédentes ne soient pas "nettoyées" (liquider, nettoyer : des mots qu'affectionne Nicolas Sarkozy pour parler d'individus et d'évènements) par des les gouvernements conservateurs.


PS : Une manifestation est prévue le Dimanche 18 Mai, les profs essayeront de réserver des bus. Le 15 Mai, les syndicats lycéens appellent à manifester à Paris.

samedi 19 avril 2008

Chansons engagées

Pour patienter pendant les vacances... Voici quelques chansons engagées:


Une chanson écrite au lendemain du 1er tour de l'élection Présidentielle pour dénoncer "l'ignominie" de la seconde place de Jean Marie Lepen à l'élection présidentielle.




Motivés de Zebda : reprise du "Chant des Partisans"




Les Extremes - Tryo

vendredi 18 avril 2008

Les vacances arrivent... Et Aprés ?

Demain débutent les vacances : le mouvement pourra reprendre son souffle afin de mieux repartir après. Par contre, après les vacances les terminales seront moins disponibles (en raison du bac) et le mouvement risque de décroître. Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, espère réellement que le mouvement baisse après les vacances : il souhaite que les lycéens en voyant leurs ainés de terminales se consacrer au bac, abandonnent la lutte et continuent comme si de rien n'était.
Pour cette raison, nous devons continuer le mouvement pour prouver au ministre que la contestation est légitime et fondée. Les lycéens n'abandonneront pas.

Les deux principaux syndicats lycéens (l'UNL et la FIDL) appellent à manifester Jeudi 15 Mai à Paris.

Ps : Des journalistes sont venus ce matin au Collège les Plaisances : il devrait y avoir un reportage diffusé vers 19h00 sur France 3 Ile de France.

jeudi 17 avril 2008

Aujourd'hui : une manifestation réussie à Paris, peu suivie à Magnanville...

Entre 15 000 (selon la police) et 45 000 (selon les syndicats) lycéens ont manifestés aujourd'hui contre les suppressions de postes à Paris. Une vingtaine de lycéens du lycée Senghor de Magnanville se sont rendus à Paris pour manifester. Moins de manifestants que d'ordinaire en raison du grand nombre de contrôles importants qui étaient prévus aujourd'hui : des classes entières n'ont pas participé à la manifestation pour cette raison.

Bien que peu suivie à Magnanville, la manifestation fût un réel succès à Paris avec de nombreux lycéens encore présents. De cette façon, les syndicats lycéens ont une arme pour faire "pression sur le gouvernement" durant les vacances.
Après cette réussite, la question qui se pose est "Le mouvement d'opposition tiendra-t-il après les vacances ?". Les terminales auront leurs épreuves du bac à passer et ne pourront pas être aussi actifs qu'aujourd'hui, sans leurs actions et leur motivation, le mouvement devra se renouveler pour réussir à survivre. Le gouvernement compte sur les vacances pour voir le mouvement décliner mais ce qu'il ne prévoit pas, c'est que les lycéens qui manifestent ne sont pas des "jeunes agités qui ne comprennent rien à l'économie" mais sont réellement motivés pour s'opposer à une réforme injuste qui dénie l'éducation.